11Déc/23

De l’urgence énergétique au Niger ou l’échec d’une politique énergétique pluri décennale ?

Aucun Nigérien ne peut rester insensible aux difficultés de la vie quotidienne des populations, marquée notamment par une indisponibilité récurrente de l’énergie électrique et de l’eau potable dans la plupart des quartiers de la ville de Niamey, ainsi que dans certaines autres localités du pays. Il n’est point besoin de rappeler que cette situation perdure depuis plus de 10 ans et se dégrade au fil du temps. Les citoyens ont le devoir de ne plus se contenter des justifications légères et non assumées diffusées comme cause.

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05Déc/23

La culture des dix pour cent 10% : Analyse d’un phénomène de corruption banalisé au Niger

La « commission » au Niger, c’est la somme que l’entrepreneur qui souhaite obtenir un marché verse en dehors de tout cadre légal à l’individu en charge de l’attribution du marché pour que ce dernier consente à lui accorder le marché. C’est en fait un pot-de-vin et c’est devenu une pratique ambiante au Niger. Cri De Cigogne via Niger Stop Corruption souhaite susciter une prise de conscience sur ce phénomène qui gangrène l’économie nigérienne. L’article ci-dessous a pour objet de lancer le débat sur cette pratique. Les lecteurs sont ainsi invités à réagir en partageant leur expérience  et leurs points de vue sur cette pratique, notamment sur les moyens d’endiguer ce phénomène.

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05Nov/23

Quota Genre – COLDEFF

Veillons au respect du quota genre concernant les nominations au Niger. Le 31 octobre dernier, le décret portant nomination des 35 membres de la Commission nationale de lutte contre la délinquance économique, financière et fiscale, en abrégé « COLDEFF », nous informe que sur les 35 membres, seulement 7 sont des femmes, ce qui représente 20% et est contraire à la loi. Adaideta – Wahanssey : « Dura lex, sed lex » – la loi est dure, mais c’est la loi.

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05Sep/23

MDN Gate : Un silence assourdissant, face à l’attente forte des veuves et orphelins, et du peuple nigérien

L’indicible douleur reste toujours dans les âmes des veuves et orphelins des civils et des FDS, et dans la mémoire collective de ce peuple débout. Il est pratiquement impossible d’oublier les insoutenables images de ces enterrements sommaires, et les cris des familles lors d’une visite d’un inconnu qui vient leur annoncer la triste nouvelle, avec laquelle elles doivent composer le restant de leur vie.

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13Août/23

COU POUR COUP

« Je ne peux plus respirer » disait Georges Floyd, lorsqu’il avait son cou écrasé par le genou du policier Derek Chauvin.

Depuis l’histoire de Georges Floyd aux états unis, on pensait que plus personne ne peut mettre, publiquement, son genou sur le cou d’une personne, en appuyant toujours plus fort malgré ce que dit la victime : « je ne peux plus respirer », jusqu’à ce que mort s’en suive.

On pensait aussi, depuis cette tragique histoire, que les collègues d’un bourreau ne vont plus regarder ces genres de scènes macabres, tout amusés, au non d’une quelconque solidarité professionnelle (et létale).
Enfin, on pensait que les passants n’allaient plus regarder impuissants ces scènes, juste parce qu’il ne s’agit pas de leur propre cou.

Eh bien, on a eu tort à un niveau, et on a eu raison aux deux autres niveaux.

Niveau 1 : on a eu tort !
On a eu tort de croire qu’il n’y aura plus de Georges Floyd dans cette civilisation humaine. Car, la CEDEAO vient de le prouver, en posant son genou sur le cou de plus de 25 millions de personnes, pour dit-elle, en sauver une (et ses amis) et restaurer la « démocratie ». On tord le cou de plus de 25 millions de personnes pour un coup qu’elles n’ont pas réalisé.

L’âme du président Bazoum est sacrée et plus chère que tout au monde. Il en est de même pour celle de chaque nigérien pris individuellement. En effet, la sacralité de l’âme de chaque personne est bien au-delà du titre ou de la position qu’elle occupe dans la société. La CEDEAO continue pourtant d’appuyer son genou encore un peu plus fort sur le cou de tout un peuple, pour sauver un titre et une position, en prenant le soin de saupoudrer cette aventure avec des mots nobles : ordre constitutionnel, démocratie, légitimité etc.
Pour l’instant, le peuple nigérien reste digne. Bien qu’il ne respire pas normalement, il reste debout et digne. Sa résilience grandit, à chaque fois que le poids du genou vient écraser sa veine jugulaire. Il demeure débout !

Niveau 2 : On a eu raison !
Heureusement, que la solidarité « létale » n’a pas fonctionné cette fois ci. La solidarité historique, sociale et culturelle a eu raison de cette solidarité des pays qui préfèrent regarder un peuple mourir que de dire non au bourreau. Certains pays de la CEDEAO se sont alors désolidarisés de cette aventure aux lendemains macabres et incertains. Ces pays ont voulu éviter au peuple nigérien ce que vivent certains peuples dans le monde, à qui pourtant on a vendu le concept de « démocratie » qui s’est transformé en « mortocratie ». On a donc eu raison de croire que le cas de Georges Floyd a servi de leçon sur ce point. MERCI à ces pays frères et amis.

Niveau 3 : On a eu raison !
On a également eu raison de croire que les passants ne vont plus se sentir «étrangers» à la douleur que vit la victime, pour la simple raison que ce n’est pas leur cou qui est écrasé.
En effet, plusieurs pays d’Afrique (hors espace CEDEAO) et bien au-delà (à travers le monde), ont senti ce poids sur le cou du Niger, et sont solidaires du peuple nigérien. Ils ne veulent plus attendre la destruction d’un peuple pour préparer le discours mortuaire en disant « nous savions que ce n’était pas bien, nous n’étions pas d’accord, mais nous étions impuissants ». Le peuple nigérien vous dit aussi MERCI !

Quant à cette partie de la CEDEAO qui veut maintenir son genou, tu as deux choix: Continuer à appuyer ton genou sur le cou du Niger, en restant toi-même à-genoux, ou bien te relever et avancer avec tes « enfants » vers des idéaux qui préservent l’intégrité et la dignité de tous.
La balle est dans ton camp !

Dr Mamane OUMAROU

31Mai/23

Niger – Economie : Ralentissement économique et défis à surmonter pour une reprise prometteuse en 2023

Le service de la dette publique effectivement payé en 2021 se chiffre à 542,7 milliards de FCFA, réparti à raison de 92,4 milliards de FCFA pour la dette extérieure et de 450,3 milliards de FCFA pour la dette intérieure dont 239,0 milliards de FCFA de bons du trésor. En 2021, l’analyse de la viabilité de la dette indique que le Niger fait face à un risque de surendettement modéré et n’a pas enregistré d’arriéré de paiement extérieur. La politique de financement est centrée sur le recours aux ressources concessionnelles et les emprunts sur le marché intérieur de l’UEMOA.

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